Vers poétiques issus d'un nouveau recueil de poèsies appelé Descentes pour une montée. N'hésitez pas à consulter ces vers poétiques et à donner vos critiques positives et négatives.
Maux de tête
Tête à air comprimé
Comprimé, cachets, pilules
Pilules difficiles à avaler
Déchirures, déclic de l’encéphale
Encéphale, cerveau acrobate
Acrobate ayant raté le filet
Filet de voix : Faim de non recevoir
Maux de têtes
Têtes perdues dans l’errance
Errance qui me donne l’imbécillité
Imbécillité car enfin j’aurais gagné
Les animaux vulgaires ont perdu la tête
Mais ils en rient lorsque ma déconnexion
De mon envie s’accroît : Oh les animaux !
Détruire, Reconstruire, Détruire, Détruire!
I really can’t remember last time I saw the light of day… La nuit était là. Brisant toutes les conventions
J’étais là : En feu avec cette arme souriante
Je me croyais déchaîné et valeureux
La nuit était là : élucidant mes fausses passions
La nuit était là : stressante comme des cris
De bébés comme l’on a nourri, blanchi et logé
La nuit est là ne m’offrant aucune évolution
Mais la nuit était là calmante et infinie
Comme une déchéance, une petite perte
Journée après journée, la nuit s’impose < La
nuit était là, relevant mes affronts
Elle était là, attendant de moi, un geste ;
La nuit était là, sueurs charmeuses,
S’estompant au matin et ne laissant que moi.
Nous sommes Deux Petits flashes au niveau des émotions
Je suis déjà l’autre : Pantin piqué au vif
Qui croit voir son intérieur extériorisé.
Grand flash au niveau de l’hypophyse
Je suis toujours moi : Pantin piqué au vif
Qui croit voir son extérieur intériorisé.
Flashes normaux au niveau de mes lacunes
Je navigue à vue telle une bête hideuse
Qui croit vivre la mort de l’autre.
Voilà que crépitent ces tendres flashes
Syncopant mes doubles, mes pantins
En des traces ne pouvant s’effacer. Nous sommes deux, nous sommes
deux
Mais aucun de nous ne doit survivre
Mais aucun de nous ne doit être heureux.
Les produits et moi sans qualités Ouverture des portes à 09h00.
Je me rue déjà vers mes produits préférés mais je sais qu’ils me trouveront avariés.
Je me cogne aux baies vitrées. Je crois m’être trompé car je sais ces produits sûrement réservés.
Et si la porte s’ouvre enfin, je fonce vers des rayons qui pourraient m’illuminer ou me dépoussiérer.
Je ne peux pas lutter. Je me sens déjà surgelé : un produit à ne jamais à l’air libéré.
Et si ces produits frais savent me réchauffer, je sais que jamais
je ne serais consommé voire mélangé.
Fermeture des portes à 09h01.
Il faut beaucoup aimer et ne pas aimer beaucoupJe t’aime beaucoup
C’est de l’amitié en plus
Je t’aime simplement
C’est de l’amour vraiment
Je t’aime beaucoup
Je te multiplie par deux
Je t’aime, c’est çà !
Tu es unique et à moi.
Je t’aime beaucoup
Comprends et éteins ce feu !
Je t’aime beaucoup
Je te frôlerais les doigts et la joue
Je t’aime beaucoup
Pour aimer, il faut être deux
Je t’aime : il n’y a que toi qui l’a lu …
La cheminéeJe m’étais endormi près de la cheminée.
Autour de moi, le téléviseur ne racontait plus que le silence d’un monde qui s’éteint.
Le matelas de carreaux froids offrait le contraste de ma vie.
Il y avait bien longtemps que j’avais fermé les yeux.
Enfin, j’apprenais à me laisser bercer.
Mes yeux découvraient Major Tom et les vibrations d’une haute sphère.
Je me trouvais enfin magnifique dans cet engin libérateur.
Mon cerveau ne risquait plus d’étouffer et d’être mis à sac.
J’étais dans ce néant enfin maîtrisé.
Je m’étais endormi près des bûches bientôt évanouies.
Le téléviseur attendait les programmes d’une journée déjà arrivée.
Ecriture AutomatiquePour un prix modique, j’aurais fait concession
Lettre après lettre, pour des phases sans extase
Je voulais inventer mes plus belles métastases
Pour un prix modique, j’aurais fait sécession
Aucune voix n’aurait pu dérouter le poète
Aucune voie n’aurait pu exorcisé le prophète
Tout cela n’est d’ailleurs qu’un jeu
Dans lequel le bonheur peut être fâcheux.
Pour un prix modique, j’aurais fait la saison
Lettre après lettre, j’aurais déversé ma chair.
Mais les tempêtes, les éboulements et les bréviaires
M’auraient rendu sage comme le tison.
Les religions ne sont pas bonnes à dire« Quels sont ces hommes barbus ? » me dit un jeune garçon.
Je lui répondis que ces hommes multipliaient les croix. Je lui dis aussi que ces hommes réjouis buvaient le sang et multipliaient les corps.
« Quels sont ces hommes aux couleurs écrues ? » me dit un jeune garçon.
Je lui répondis que ces hommes pleins de haine prônaient l’Amour. Je lui dis aussi que ces touristes fanatiques espéraient encore à nous faire croire en l’homme.
Le jeune garçon laissa couler ses larmes. Je le priais de me dire ce qui l’exaltait.
Il me dit que je ne croyais pas en Dieu.
C’est ainsi que le fils de Dieu repartit sans l’amour de son prochain.
Si j’avais un cœur…Tu ne le sauras jamais
Mais un jour j’ai chaviré
Près de tes côtes hautaines
Je croyais sans fredaine
Que tu aurais pu me repêcher
Et faire de cette remontée…
…une romance savourée
Les eaux salées sont parfois lourdes
A porter. J’avais cru à la gourde
Les avaler. Tous ces cristaux m’ont
Epuisés. Tu n’étais pas femme fontaine.
Des poissons comme moi…
…le temps d’un week-end
Tu ne le sauras jamais
Mais j’ai cru devenir capitaine
Près de tes côtes magnifiques
Je croyais avec ma dégaine
Que tu aurais pu me sauver
Et de cette remontée…
…un moment de pure intimité.