Recueil de poèmes

Deuxième partie du recueil de poèmes appelé "Les Sanglots Furtifs". N'hésitez pas à consulter ce recueil de poème et à donner vos critiques positives et négatives.

BOUSCULER

Et tout se bouscule à nouveau
Les morts et les réincarnations
La jeunesse et ses douces chansons
L’adolescence et ses gros maux

La balle logée dans le cerveau
Le bal des violents tourments
Les danses pour arrêter les pluies

Et tout se bouscule à nouveau
Les zéros et tous les soi – disant
Les hypocrites et les faux amis

Un long saupoudrage de cachets
Pour expulser le matin et le mauvais
A l’adulte , je ne veux plus jouer
Vivre est devenir trop casse-pieds

Et tout se bouscule à nouveau
Les chagrins des faux départs
Les lumières éteintes très tard
Compter les heures et les secondes
Pour arrêter d’être bousculé
Oublier la mort dans l’âme – bousculade .

LUNE LAITEUSE

Les soirs où ma peinture coule
Et que mes couleurs se délayent
Je me sens l’envie d’une piscine
Qui me noirait au lait de foule

Il y a alors une lune laiteuse
Qui m’envoie ses grandes faucheuses
Et mon supplice baladeur s’égaye
De cette mort accompagnée par la Divine

Tant de cratères d’impuissance Qui me refroidissent et me louchent Temps de critères d’effervescence Dans ce lait gazéifié fâcheux

NAIN DANS L’HERBE

Le nain dans l’herbe me l’avait prédit
Mais j’avais écouté sans bien entendre
« Le soleil brûlera à pierre – fendre
Quand ton coeur ne sera vert de gris. »

Ses yeux regardaient les braises
D’un vieux barbecue ayant pris l’eau
Je songeais alors à mes époques niaises
Où mes charbons étaient dans le même seau

Ces créatures de plastique vivifiaient
M’avaient prédit ces lierres grimpants
Mes mendiantes crises et mes soins charlatans

Une statuette bon marché , accordéonisé
Comme une séduction d’un empaillé
Que l’on a posé là , pour égayer

Mon coeur rêche et froid n’a connu
Que des nuages . Il vit reclus
Et ne sort que pour être perdu .

FANTOMES

Tourbillons d’harmonies désarticulés
Panne sèche – Déstructuration favorisée
Poupées coupées à la fourchette
Horrifions mes sœurs , horrifions .

Guerrière joue avec mes nerfs
Une mort ce n’est qu’un sanglot
Herbes et décomposition pathologique
Le sabre coule dans mon oeil

Crime doux dans un journal
Rancune et mine de zèle
Reine prenant la Tour de larmes
Fantômes pour chaises roulantes

INUTILES VERS

(I)

Je me sens mal à l’aise
Pieds nus sur les cailloux
Qui me mène à son écrin
Elle , symphonie de Beauté

(II)

La tête dans l’au fraîche
Sa silhouette n’hypnotise
Comme un diamant finement ciselé

(III)

Je l’aime pour ces vers
Inutiles qu’elle m’inspire
Je l’aime pour ces douleurs
Qui me font revivre
Je l’aime pour elle
Je l’ M pour ailes
Même si les cailloux
Me brûlent les pieds
Je l’aime pour les fleurs
Que son sourire me dépose
Je l’aime pour les jeux
Et toutes ses inutiles choses
Je l’aime pour sa Nature
Qu’elle me livre voilée .
Et je l’aime à lui bâtir
Des mondes , des cathédrales et des poèmes …

SI

Je creuserais les puits
Pour en faire jaillir la lune
Je noircirais des rivières
Pour abreuver tous ses desseins
Si tu m’ouvrais tes yeux
Si tu m’ouvrais tes yeux

Je couperais les fleurs
Pour en tapisser son lit
J’écrirais sur les arbres
Pour en poétiser ton écorce
Si tu me souriais de tes yeux
Si tu me souriais de tes yeux

Je chaufferais les volcans
Pour t’en faire des feux de joie
Je coloniserais les tempêtes
Pour t’éventer tous tes maux
Si tes yeux t’intensifiaient
Si tes yeux s’illuminaient

( Mais les « si » mentent )

DANS LES LIMBES

Si la vie nous a séparé
Et t’a envoyé dans les limbes
C’est moi qui t’ai poussé
C’est moi qui t’ai chassé
C’est moi qui t’ai méprisé
J’aurai du seul m’envoyer dans les limbes

Si la vie nous a séparé
Cela est de bonne augure
Tu as gagné la perte de ma figure

Si la vie nous a séparé
C’est que ma vie précieuse est gâchée
Et que on amour m’a trop touché

Si dans les limbes je t’ai poussé
C’est que mes mots n’ont su te garder
C’est que tons n’ont su t’adoucir
Si dans les limbes je t’ai méprisé
C’est que je ne méritais pas ton élixir

LES BRUMES DU CŒUR

Brume moelleuse d’un soir
Me dormait dans le coeur
Mais lors d’une réflection par erreur
Je vis un rayon lumineux d’espoir

L’autre caché dans mon brouillard
Me provoquait joie et sueur
Elle , artifice de feux pour troubadours

Brume acide du matin terreur
Comme une condamnation au tambour
Sans elle , mort et faire-part

Mon éclaircie Espoir , ma belle Histoire
Dans cette vie morose et sans buvard
Tu resteras pour moi cette lumineuse
Qui m’éloigne souvent du cimetière

A MON PAYS DÉVORÉ

C’est une rivière où coule la pureté
C’est une rivière où coulent les diamants
C’est une rivière où coule le soleil
C’est une rivière où coulent les prières

C’est une route où roulent les avions
C’est une route où roule le vent
C’est une route où roulent les images
C’est une route où roulent les sentiments

C’est un oiseau bleu , rouge et vert
C’est un oiseau jaune orange fragile
C’est un oiseau rare et subtil
C’est un oiseau exotique et subtil

C’est une nature luxuriante et douée
C’est une nature paisible et généreuse
C’est une nature secrète et découverte
C’est une nature Crawford et Schiffer

Elle est ce pays que je dévore
Elle est ce pays qui m’endort
Elle est mon pays à visiter
Elle est mon pays à sublimer
Elle est mon pays à aimer

LE FAIRE QUAND IL EST ENCORE CHAUD

Matériellement correct mais lâche
Je me régularise dans l’eau de là
Rappelle toi du vingt-cinq
C’est la date limite de consommation

A vouloir mourir jeune
Je deviens vieux dans jeunesse
Peut-être après ma mort
Je vivrai ma vraie vie

Le Grand du ciel m’a enterré
Pour me donner la vie
Le rougeaud cornu me comptera
Pour que l’enfer me tyrannise

A vouloir mourir jeune
Je suis vieux dans ma jeunesse
Peut-être pendant ma mort
Je vivrai la vraie vie

ECOEUREMENT

Un paysage désertique sous une lune
Blanche . A perte de vue du sable émietté
Parfois des gouttes venues du ciel mouillé
Font de minuscules puits dans les dunes

Au fond , proche de l’horizon , l’antre du Vicieux
Recouverte de tâches d’hémoglobine séchées
Une musique faite de vagissements et de gémissements
Pianote l’antre de putréfactions organiques

Compressé , près de l’antre , le plus bel édifice caché :
Ma niche construit sur les ruines d’un abattoir d’antan
Par le vicieux , pour me scléroser peu à peu

J’ai attendu que de Belles viennent à mon secours
Mais chacune se soignait de mes beaux discours
Et m’encarcanait comme une bête de cirque

La rage de n’avoir pas vu le givre
M’a rendu la mort ivre
Et les mouches se délectent encore
De mon hypophyse et de mes cors

VENTILATEUR

La tête dans le ventilateur
Pour évacuer mes idées en sueur

Elle m’avait brûlé au plus haut degré
Me laissant ses initiales gravées

Sur chaque pale , des lettres d’amour
Je t’aime , je t’aime , je t’aime ,…
Un mixer pour du cristal de Bohème
De la glace alcoolisée pour le troubadour

La tête dans le ventilateur
Mes vers se perdent sans ta chaleur

La métrique m’éloigne trop de toi
Le ventilateur te fait me mourir de froid

CHLORE

Dans les eaux chaudes chlorées
D’une piscine si incendiaire
Je barbotais seul dans l’ombre
Soudain , vision d’une bouche passagère
Hanta ma vie comme une fixe idée
Si bien qu’elle me sorti de l’ombre

Dans les eaux chaudes chlorées
D’une piscine si précieuse
Je nageais près de ma Savoureuse
Bouche si douce et appréciée

Dans les eaux chaudes chlorées
D’une nuit si remémorée
Je recouvrais l’envie
D’être de nouveau pétri
D’une douce souffrance
D’une saine errance
Et d’une permission de sortie

JEUNES

Doit-on aimer une jeunesse qui s’enfuit
Vers ses semblables – Peut-on trouver
En l’âge , un allié de premier choix

J’aime cette Idéale adolescente , la beauté
J’aime cette geolière qui a fait de ma vie
Un exquis poison – un élixir en croix

J’aimerai son éternité dans mon coeur
Cette douleur qui me taillade les veines
Me la réincarnera peut-être un jour

Doit-on aimer une jeunesse faisant demi-tour
Une pitoyable avancée vers l’ Enchanteur
Enfant au berceau d’un même minuteur

SIRÈNE NOYÉE

Assis sur une plage argentée
Je verse une larme salée
A la jolie sirène précipitée
Dans l’eau , l’âme pleurée

Assis à la terrasse d’un café
D’une zone portuaire alcoolisée
Un verre d’absinthe bien trempé
Pour une sirène tant regrettée

Assis sur l’embarcadère mouillé
Je contemple ma déchirure s’enfoncer
Dans les eaux-mortes troublées
De ma sirène , à jamais écaillée

Assis sur une plage argentée
Mon coeur ne cesse de couler
Alors de mon histoire à ma mort
Je ne chercherai qu’à repêcher son corps

À CARACTÈRE DRUGMATIQUE

Allongée dans les toilettes
Tu te répètes , tu t’invites
Les gestes que tu récites
Te font payer la dette

Drug Sun

Lavabo humides yeux
Tu t’effondres devant lui
Ton dealer te rend vieux
Et tu t’écroules cherchant un appui

Drug or Gun

Assise dans la noire puanteur
Tu es là , à fleur de coeur
Tu te sens déjà partir
Et ces délires me font vomir

Drug Burn

Maquillage , parents heureux
Tu seras « tombe » derrière eux
Tes défenseurs au goût pierreux
Pour un simple dose d’adieux

APRÈS CES QUELQUES MOTS …

Mort , ma douce , mon enfant , je t’aime
Viens venu me délivrer , m’aérer
Mort , ma belle , mon souhait , prends moi
Viens me soigner , me dédramatiser

Vie , mon irréelle , ma prison , je te hais
Pour tout ce que tu me cimentes
Pour tout ce que tu me marbres
Vie , tu me détruis petitement

Dieu , mon frère , mon recours
Je te prie pour un dernier secours
Ouvre moi tes églises de glace
Et délivre moi du mal en chasse

Mort , je t’aime et je veux t’épouser
Mais le curé veut encore me sermonner
Alors , j’erre dans les prières et l’impotence
Je reste la tête dans le bénitier de ma violence

LUI OFFRIR DE JOLIS MOTS

Je veux lui offrir des bouquets parfumés
De mots fleuris par ses sourires donnés
Lui cueillir des brassées de lettres
Pour composer un art sophistiqué
Mais sans cesse recommencé

Une simple partition gravée
Dans les pages d’un vieux cahier
Des métaphores , je te voudrais aimer
Des tendres mots ensoleillés

Je veux lui écrire des chansons fleuries
Des refrains toujours moins appris
Pour que nos coeurs au ralenti
Riment nos moments conquis
Composer notre vie comme une symphonie

Je voudrais lui offrir un bouquet de mots
Pour qu’elle sache sans photos
Que ma poésie ne s ‘écrit par elle
Que de mes lectrices , elle est ma seule clientèle

NAUFRAGÉ PRÈS DE LA RIVE

L’oeil perdu dans l’azur hivernal
Guettant le moindre de tes gestes
Suivant le moindre de tes pas
Mon regard et ma démarche brutale
Ont voulu que loin de ton paradis , je reste.

Mon bateau ancré de ton souvenir
Berçant , mon âme fait de soupirs,
Doucement dans l’abîme satanique
Naufragé non loin de ta crique
Toi , Reine au regard sans caresse
Riait de me voir dans cette sombre détresse

L’oeil perdu dans l’azur hivernal
Ces larmes de fond trop glaciales
Et mon bateau ancré de ton souvenir
Ballottait comme tes désirs prêt à engloutir
Mon regard et ma démarche fatale
Stoppèrent mes amours à la première escale .

ROUGE

Les cloches sonnent à tue-tête
Les embrassades s’émiettent
Les cadeaux se reproduisent
Dans les yeux des brises

Noël , le père se divise
Pour faire joli , on se déguise
De nos plus beaux sourires
Et on joue les fakirs …

Il est l’heure de déifier
L’homme rougeaud alourdi
Par nos croyances minutées
Demain , il sombrera dans l’oubli

GRIS ORANGÉ

Le soir se rafraîchissait délicatement
Le ciel glissait vers un gris orangé
Les cris des enfants et des chiens mélangés
Nous montraient sa servitude d’aimant .

Des oiseaux se cimentaient de liberté
Les feuillages dévastés dansaient un Dieu
L’heure s’ouvrait bientôt à la nuit
Ton jeu innocent perd de sa logique

L’herbe s’est parfumé de tes humidités
Tes idées colorées et tes cheveux épris
Te perdre dans ses miroirs d’hypocrisie
L’aube noirci de vert me donne la réplique

RECTANGLE DE VERRE

Enfermés dans leur cour intérieure
Ils viennent sans fin… Quels acteurs !
Chargés de nous abrutir, de nous abêtir
Nous détruisant de leur messe , de leur mire

Chaque mort à son vingt heure
Chaque problème à son pleureur

Déjà à treize , cadrage en spirale
Une audience prêche pour être applaudie
La pluie de nos yeux ne leur fait du mal
Accidents ou détresse : tout n’est que mise en pli

Chaque overdose accordée croustille
Chaque rumeur à son aiguille

Plus à vingt : le cycle informel nous écrase
La pâleur des visages qu’ils surmoulent
Il leur faut compter pour vivre nos métastases
La vérité est ailleurs : Vieille fille que l’on saoule

Âmes nanties qui déchaînent les foules
Anéantis que des chaînes foulent .

SAUVAGERIE DU MOULE

A l’écart de tout être vivant
Je supervise mon absolu néant
Et lorsque une certaine faune
S’avance et s’époumone
Je sens en moi monter
Les douces voix du « non prononcé »

La faune , choquée de ma lâcheté
Se croit permis de tout effacer
Pourtant cette sauvagerie du moule
Oublie toutes les mitochondries des foules
Je ne serais plus dans une rafale
Tant pis , il me fallait être bancal .

Ils marcheront en rang d’oignon
S’humectant les lèvres de leurs postillons
Pour vivre l’euphorie des papillons
Qui s’en vont mourir après opinion
Je soutiens ce moule en mon cocon
Car il faut bien croire au moribond .

STATUE DE PAGE

Le ciel s’est flétri
Lorsque la statue de Naphtaline
A pleuré des larmes de sang
Je me rappelle qu’à cinq heures
On servait le thé et les écrous
Dans des verres incrustés d’agrafes
Souvent on voyait le domestique
Satisfaire ses besoins contre les
Commodes en plastique des voisins
Seule , la statue pleurait de ces
Pertes d’amour et des romans vinaigrés
Sous un ciel stupide et las .

La mère , tournait les pages de
Droite à gauche ( du verbiage
Prophétique et poétique ) qui
Annonçait la mort des terres
Glaises du salon . Au jardin ,
Se battaient quelques maris pour
Gagner des glaçons , parfaits .
Pour une citronnade spongieuse et verte
J’aurais donné ma tétanie et les autres
Pendant que la Statue sanguinolante
Ouvrait les gravats de ses yeux tétanisants.

CHANT D’ OPALINE

L’eau bleue , L’eau bleue
La tempête s’est calmée
Et le bon cap enfin espéré
L’eau bleue , l’eau bleue

Naviguer sur des océans fléchés
Me menant aux côtes d’ Opaline
Naviguer sans pouvoir arrêter
Chercher ses côtes mutines

L’eau bleue , l’eau bleue
Mon coeur salé est embué
Il file vers ses noisettes irisées
L’eau bleu , l’eau bleue

PARE CHOC

Tueurs pluvieux sur l’autoroute
Comme le temps mort qui va apparaître
Rien qu’un ciel plein de croûtes
La terreur s’installe dans la salpêtre

Sueur tremblotante et gerçures
Suie coulante sur les paupières
Carburant , départ du mystère
Vers sous la terre , à vive allure

Visions de fours pour têtes blondes
Qu’importe la saison , trop de tombes
Fleurissant dans des fracas d’ondes

Qu’importe la saison , trop de tombes
Petits hommes qui trébuchent sans frein
Belles nuits , méritez-vous ces jours en fin ?

MÊME LES CONS SONT MALHEUREUX …

(1)

La perpétuité des plages à recueillir des chapelets de Ruisselants graisseux , navrants de cette lyrique grossièreté et aux tongs marguerite de taille 42 .

Entre la marinade anisée en transfusion et le surchargement d’effluves , pour sueur , à bon marché , ils s’étalent le torse à l’air , de leur beauté auto-bronzante .

Il faut les voir tâter , tant dans leurs virées nocturnes que dans les supermarchés, la tomate aux coups de soleil bien placés que la virginité bientôt émondée .

Mais quand la mer est loin et que le soleil triste a compris ces adieux primates , ils s’en vont et viennent visiter les boutiques de souvenirs aux yeux et aux prix exorbités .

Et dans ces jours où il se faut cultiver , ils marchent la tête dans les cartes postales à envoyer et hésitent entre les glaces et les timbres à lécher .

Mais quand la mer s’est retirée de voir leurs corps nus prendre un bain pour une nuitée et ne plus s’ébrouer car les sueurs échevelées sont autant d’amour oubliées mais comptées .

(2)

Parfois les cons et les connes se vautrent dans l’alcool comme je me déverse dans ces lignes

Car les cons et les connes aiment à se réunir dans leur « eux » de palier . Chaque sixième de la semaine .Et ces soirs-là , ma noirceur d’âme me fait devenir plus « eux » qu ‘ « eux ».

Comme les grands fauves , ils s’imbibent de blagues bon marché et de vins douteux jusqu’) ce que l’enfant ébahi viennent éponger leur vomi violemment odorant .

Et ces vagues rendues du plus profond d’ « eux » ne sont le langage de que le cerveau défaillant et confit .

Car les cons et les connes humiliés s’échappent dans une solution « picratique » de palier . Et ces soirs-là, me retournant sur ma couche , je me sens aussi éméché .

Et ces grands fauves sûrs de leurs dents savent bien que leurs violences n’est pas à ma portée .

Parfois les cons et les connes se vautrent dans l’alcool comme je me saoule dans ces vers .

(3)

Et si les cons croient en Dieu , c’est qu’il est plus facile de ne penser à Rien . Dieu , création biblique d’un richissime auteur , quelconque conquête de l’appauvrissement , est un héros si détestable . Pourtant , croire en cet anéantisseur de cathédrales me fait croire autant à Johnny ou en l’amour .

Alors les cons s’en vont prier …

Et si les cons croient en Dieu , c’est qu’il est plus facile de croire au Bien que de le faire . On me dit la fatalité et le rappel de Dieu. Et mon numéro qui est dans l’annuaire …

Dans les églises glaciaires , les cons s’en vont méditer …

Et si les cons prient plusieurs Dieux , c’est qu’il est plus facile de croire en cet homme qu’en l’ Humanité . Être fanatique , c’est manier la carotte et le bâton . Et que fait-il , lui ? Il y a des milliers d’années que ce dépotoir existe et depuis il se repose ( ou il est mort ) .

Dans les églises pédophiles , les cons cherchent le sexe des anges …

Et si les cons croient en Dieu , c’est qu’il est plus facile de croire au monde meilleur qu’à un meilleur monde . Dieu , pauvre création littéraire , n’est qu’un papier bon marché , du vent qui emporte le visage des gens qu’on aime .

Par les pierres tombales aux chemins tracés .

Et si les cons croient en Dieu , c’est qu’il est plus facile de décapoter la papa mobile que de capoter pour ne pas mourir . Nous sommes trop aimants et cet individu , sénile et incontinent , se vinasse par son sang et s’engraisse par son corps .

Dans les églises mortuaires , les cons louent un Dieu détestable , fainéant et destructeur . Est-ce cela , la cons-passion ?

Copyright Olivier guilbert - Arbuste