Poémes issus de la seconde partie du recueil de poèsie DARLING MURDER. N'hésitez pas à consulter ces poèmes et à donner votre commentaire.
Singulier
Masculin
Pluriel
Féminin
Grammaire irrégulière d’un temps non conjugué.
Singulier
Pluriel
Masculin
Féminin
Être adjectif qui ne s’accorde qu’en nombre mais pas en genre.
Masculin
Singulier
Féminin
Pluriel
En complément aux circonstances mais au peu de moyen … je cherche toujours la manière en ce lieu.
Haï t Son rire me lézardait
Son parfum trop surfait
Ses yeux trop défaits
Elle m’agaçait
Ses cheveux qu’elle peignait
Ses lèvres qu’elle avançait
Les cils qu’elle battait
Elle m’ennuyait
Ses gestes trop parfaits
Son buste qu’elle relevait
Ses pas qu’elle empressait
Elle m’agaçait
Idiot, je la regardais
Un amour peut être distrait
Dépité, je n’étais pas le succès
Je n’étais qu’une suite de méfaits
Le gant sur le front Fièvre
Maladie
Ennemi
Crève
Enfer
Cancer
L’autre
Apôtre
Démuni
Appauvri
Cercueil
En Deuil
Sombre
Drame
Pénombre
Cieux
Larmes
Loin des yeux
Aimable
Dieu
Coupable
Dangereux
Chants pleurés
Et torturés
Une blessure ouverte
Une porte béante
La perte d’une forteresse
Belle sépulture d’une profonde tristesse
Clown triste et Testament« Vous pouvez rigoler et ne pas vous moquer »
Me voilà pitre dans ce monde qui me tourne en rond .Et vos représentations m’ennuient.
Un premier numéro
Qui fera rire
Les cruels et les idiots
Je dois m’enfoncer
Pour vos frayeurs et mon pire.
Par quelques pirouettes, vous découvrirez la face cachée de ma laideur. Par quelques pirouettes, vous vous découvrirez pour ne pas faire d’impair.
Un dernier numéro
Qui fera rire
Les cruels et les idiots
J’irais m’enfoncer
Pour mes frayeurs et vos pires.
« Vous pouvez vous moquer et ne pas rigoler »
Le Nain du DimanchePrès du ciel éclaté, proche d’un enterrement croyant, je me couvre de neige.
Dans la marée neigeuse, je me blanchi à l’abris des vents mais mon cœur se courbe et se «croix ».
L’intempérie de mes calmes vies se blafarde dans les tumultes de ces fondantes petites boules de graisse qui se greffent à mon corps qui se courbe et se croix.
Près du ciel explosé, proche d’un enterrement payant, on me recouvre de neige.
Prendre la tête et ne plus la lâcher Il ne faudrait pas partir comme cela
Faire les cent pas , compter encore et encore
Fermer les yeux et ne plus les ouvrir
Passer par les chemins qui piquent aux jambes
Donner aux ronces de plus grandes valeurs
Offrir ma peine aux vomissements qui me décorent
Ecrire les autres bien plus que dans la dithyrambe
Divertir par de beaux cercueils de bois
Il me faudrait de honte me recouvrir
Mentir et mes poignets ciselés déjà
Il me faudrait prendre la tête et toujours la garder
Il me faudrait perdre la tête et ne pas me garder
You taught me how to name “death”
You taught me how to hate me
You taught me how to be nobody
You didn’t teach me how to erase myself
J’aurais voulu … T’emmener dans des pays inconnus
T’imaginer dans leurs soleils couchants
Mais je vois cette ombre humaine
Qui te touche de tous tes mystères
Qui font de tes joies des sons discordants
Mais je vois cet insecte collé à tes sphères
Qui te parle sas ma mauvaise haleine
Qui fait de tes joies un son acquiescant
T’emmener vers des plaisirs qui emportent le temps
T’imaginer ô ma sainte, ma déesse, ma vénus apparue
Mais je vois cette ombre humaine
Qui dans cette peinture te dévoile et t’esquisse
Et qui dessinent tes lèvres d’un «oui» expert
Mais je le vois dans mon paysage vulgaire
Qui s’amuse de te voir t’amuser de ses délices
Qui fait de ta voix une précieuse traîne.
J’aurais voulu t’emmener vers des pays que je connais
Te voir te pavaner de Juin à Mai
Te respirer dans quelques chaudes mers du sud
Mais voilà, l’ombre humaine n’est pas un prélude
Il te tord, te vibre et te bourrasque
Et si ton amour n’était qu’un pâle masque ?
Invincibles et MeurtrièresA quoi servent ces si beaux tissus ?
A quoi servent toutes ses larmes perdues ?
A quoi servent ces destins pendus ?
A quoi servent ces bagnoles qui tuent ?
Ils servent ce Dieu qui n’aime que les velours
Ils servent les minutes et les compte-tours
Ils servent les fossoyeurs, ces vautours
Ils servent la perte d’un retour d’amours
A quoi servent ces plastiques en fleurs ?
A quoi servent ces bouffées de malheur ?
A quoi servent ces détestables non-engeôleurs ?
A quoi servent ces verdicts trop enjôleurs ?
Ils servent ce Dieu et les piécettes des alentours
Ils servent ces bois entreposés dans des cours
Ils servent à n’offrir plus de vrais beaux jours
Ils servent la perte du retour de l’Amour.
« Y’avait dans tes yeux, des feux, des lumières
On aurait dit un trop plein de vie
Haute, plus haute que le bonheur
Après l’intersection , suivre la route
Ne pas se presser , c’est un jour de gaîté
Nuit mortuaire et sac étoilé – un connard t’a
tué !
( Je hais tous les 4X4 qui se croient invincibles – Je hais tous ces invincibles que la Mort a épargné – Je hais cette mort que jamais tu n’auras provoqué )
Une apprentie déchirure Dent laid paix brouille art Kim meuh fée tare
Jeux raies te vingt cœur dent mont nan ! nuit
Qu’en le réfléchis se ment : l’amiroir …
Commune Apprentie Déchirure
Quitte cri tique sang pou voire te sot vé !
Kit et touffe , Kit et puise de toux thon être…
Malle refaire mais , hun chœur tus
Trait tresse des formations dent laid pet brouille art
Le chat grain riz un queue le chat grain
Comme une Apprentie Déchirure
Kit et touffe et quitter fondre vrai ment
Qu’en le réfléchis se ment : l’amiroir .
Le dormeur du parquet sale Les cheveux aérés par la ventilation
Sur le parquet se reposent les acariens
Et le plus énorme d’entre eux dort
Comme une bestiole enfin calmée, soulagée.
La bouche à demie ouverte, la bave effilée
Il est là, intense et imperméable
Les yeux vers le ciel, les paupières fermées
Il va vers un eldorado, il dort
Bien au dessus de lui , son âme dérangée
S’évade dans cette pièce close et renfermée
Embaumée par les lumières de dessus la porte
Il dort, le voici maintenant être agréable
Le reflet du parquet lui offre un bien mauvais teint
Mais endormi , il n’a plus de rougeurs à l’aorte
Larmes de poupée Le cœur endolori par de savants calculs
Une poupée mouchait son triste matricule
Ses yeux colorés et ses articulations fragiles
Craignaient que cette eau arrivée
Ne lui fasse trop battre les cils
Charmante mécanique, trop jolie poupée
Tes larmes ne sont que ta beauté :
Des parles nacrées dont on fait les colliers.
Le cœur aux demains plus enjoués
Une poupée riait de m’avoir trompée
Les yeux colorés, je l’avais vu gracile
Mais j e crains qu’elle m’ait vu arrivé
Avec mes mots trop volubiles
Charmante mécanique, trop jolie poupée
Tes larmes étaient ta vraie beauté
Hélas, ton cœur ou ton corps se sont porcelainisés.
Jeux froids Le ciel était gris lorsque je m’épris d’elle
Elle suffoquait mon sentiment inférieur
La voix qu’elle prenait m’ouvrait des portes
Au loin les moissonneuses batteuses ronronnaient
Nos jeux étaient froids, petit chérubin au féminin
Sous la lune, ma peau grelottait déjà de te perdre
Sous la lune, tu te jouais de tes amants
Au loin les moissonneuses batteuses expiraient
Le ciel fut blanc orangé lorsque je perdis bataille
Sur bataille. Elle suffoquait dans mon intérieur
Nos jeux étaient froids nos bises étaient glaciaires
Au loin les moissonneuses batteuses hululaient
Les îles humides de ton souffle Se blottir contre ce torse que je ne sais respirer
Poser ma bouche doucement contre cette vitre
Espérer toujours passer entre les tours de garde
Le vent m’essouffle de ne pas sentir sur ma nuque …
Je cours dans de longs couloirs sans feuilles mortes
Ton sourire s’efface sur ces portes qui claquent
Depuis mon futur prisonnier, je ne sais qu’espérer
Le gris de mes yeux, misérables, nouveau chapitre : …
« Te blottir contre mes seins calibrés pour tes mains
Poser ta bouche doucement contre ma vitre qui tremble
Heureux, nous grillerions enfin vraiment ensemble
Te blottir entre tes destins aux jours malsains
Et pouvoir mettre mon stylo dans tes obsessions
Devenir une lettre , devenir un alphabet , ta conjugaison. »
Lèvre supérieureJe me voyais délicatement posé sur la lèvre supérieure; presque en lévitation.
Au milieu de ce lieu de consommations visuelles, mes neurones explosaient par ses yeux sans artifices.
Je me voyais flotté dans les méandres de ses lèvres d’un tendre rose, presque en adoration .
Au milieu de ce lieu de consommations visuelles, mes neurones explosaient par cette peinture si parfaite.
Je me sentais chaviré par ce visage d’angelot malicieux aux trésors bien cachés, presque de la dévotion.
Au milieu de ce lieu de consommations visuelles, ma bouche, prolongement de mon cœur ,.virevoltait près de sa lèvre supérieure.
Darling Murder will come to me , I know it Dans le calme de la chambre froide , je la vois qui me souris…
Enfin se foutre en l’air et aimer de façon sincère
Claquer son cœur en arrière et se noyer du gris de l’air
Enfin se foutre en l’air et se reposer tête en l’air
Devenir un vent fin qui dévoile des mystères
Et se foutre en l’air , mes sentiments je vous libère …
Mettre la nuit au service de tous mes jours
Ouvrir des sépultures qui me feront (a)dorées.
Un paradis perdu, dix enfers déjà trouvés
Redonner à mon autre son vrai parcours
Il y aura deux sillons sous les marbrés bouquets
Ravages des parages , à part elle qui me souris …
Fuir sur des coussinets, me voilà protégé
On dira bien , On dira du mal , On vivra mieux
Le calme de la chambre froide relaxant dénervant
Il y a cette leur qui m’ouvre à un infini
Et se foutre en l’air est mon privilège acquis.
Se foutre enfin en l’air Armées de tous mes univers apprenez moi à me battre
Armer des tous mes unis vers, prenez moi sans combattre
Croiser le fer , petites armées m’offraient ma dernière
guerre
Je me regarde à travers les passages cloutés emboîtés
Croiser le fer , les grandes armées font mes cimetières
Je me regarde traverser le monde au dessus du parterre
Croiser le fer , suffisamment vigoureusement pour être estropié
Je me regarde , mes armées s’écoulent sans jamais me
recouvrer.
Armées de tous mes univers apprenez moi à m’abattre
Armer des tous mes unis vers, prenez moi sans combattre
Se foutre en l’air enfin La procession avance, un bruit de
Mort sur la ville , le brouillard
Est une écharpe qui entoure nos cœurs.
Un homme est suivi par un corbillard
Bien à l’abri , l’amour est derrière
Doux bruit qui emporte l’erreur et le
Malaise de vies gâchées et de toutes ces peurs
Je regarde le ciel et en aucun je ne
Veux que mon sourire soit enfin photographié.
L’immense légèreté est un monde enfin
Apprivoiser. Je regarde le ciel dégrisé.
Lui court vers d’autres pluviosités. Il veut
Donner les messages des cieux : Des esquisses.
Mon ciel s’affirme comme un véritable allié
Meilleur que dans toutes ces photos , mes prémices.
Ne pas crouler sous le poids du tissu et des
Pas qui alourdissent ma terre derrière moi
Rouiller mes poignées des années après
Souiller ma tombe des fleurs et me faire étouffer.
Les marcheurs perdront ma difformité oubliée.
Eaux versées , sur un pavé moins froid que moi,
Fluviales comme les années qui vont m’écoulées
Ou me putréfiées. Et ces quelques rigoles
Pluviales qui viendront m’humilier, laveront mes péchés.
Se foutre en l’air en finIl fait beau. Les petits oisillons attendent fièrement la becquée. Papa et Maman sont dans la cuisine. Le grand moment est enfin arrivé. La fin du cauchemar de plus de vingt années enfin terminé.
Il fait canicule et l’orage se prépare. Papa et Maman sont dans la salle et regarde la télé. Le grand moment est enfin arrivé. Jeter aux feux les vieux papiers et les sépultures débarrassées.
Il fait maintenant moite. L’herbe a bien repoussé. Papa et Maman hume les fleurs dans le petit jardin. Le grand moment est enfin arrivé. Fini les fleurs coupées et les liquettes défraîchies.
Il fait à peu près quelques heures de plus . Papa et Maman partent au restaurant pour quelques fritures et plus de légèreté. Le grand moment est enfin terminé. Les grammaires et les vocabulaires de nouveau dévoilés.
Il fait maintenant très tard. Papa et Maman sont maintenant déterminés à vivre et à ne plus courir de tombes en trombes. Le grand moment est oublié. Les étoiles ne cesseront plus de briller…
Enfin se foutre en l’airDans une gare attendant un déraillement, j’offre au monde un visage déplu et grossier. Je n’essaye plus de m’expliquer.
Les annonces « en partance » me rappellent mes faux départs et les trains que je n’ai su attraper.
Dans une gare attendant un déraillement, je me souviens du temps où je me nettoyais d’une feuille buvard.
J’attends sur le quai, avachi, le train qui fera de moi un héros, une page d’un livre.
Dans une gare attendant un déraillement, les gens m’observent et m’obsèdent. Minute après minute, je suis là.
Au dessus de moi, la légèreté des nuages me refroidit. Il me reste la chaleur des rails.
Dans une gare attendant un déraillement, je sais que le ridicule ne tue plus mais qu’il m’inspire et m’expire.
Les annonces «en partance » ne sont plus un secours. Je ne vois que des signaux lumineux et je cherche la fin de ce parcours …
Les nerfs en croixAssis sur un vieux banc sale, depuis plus d’un demi-siècle, j’observe ma vie foutre le camp.
De tentations en tentations, je n’ai aimé que pour moi-même. Ces noms et ces parfums n’auront été qu’un sensible déclin.
Le chêne qui a poussé derrière moi m’a consolé et ombragé des mauvais esprits et des bonnes jouissances.
Depuis un double quart de siècle, j’ai tant avalé de médecines qui m’ont fait rire ou sombrer dans l’air frais.
Le chêne qui a poussé derrière moi m’a rafraîchit de cette insomnie que je traîne depuis mon enfance.
Bras en pelotes et nerfs en croix furent les dernières divagations d’un homme qui fut coupé pour des habitations à sentiments modérés.